Une promenade à travers de l'histoire - Route Napoléonienne - Tourisme à Vitoria-Gasteiz

Turismo - Recreación batalla de Vitoria

La victoire de Wellington

Le 21 juin 1813, à Vitoria, l'une des batailles les plus décisives de la Guerre d'Indépendance se produisit. Les troupes alliées, dirigées par le duc de Wellington et le général Álava, défirent les troupes françaises dirigées par Joseph Bonaparte lui-même et le maréchal Jourdan, signifiant leur expulsion de la péninsule ibérique. L'importance de la bataille est telle pour l'Europe en cette époque troublée que Beethoven écrivit une symphonie pour commémorer la « Victoire de Wellington » (opus 91).

Les bagages du Roi Joseph

Il s'agit du titre de l'un des Épisodes Nationaux de Pérez Galdos, en référence au butin énorme pris aux Français après la Bataille de Vitoria. Toute la cour, Joseph Ier en tête, fuit Madrid, emportant avec elle une multitude de bijoux, d'or et d'oeuvres d'art. Des milliers d'attelages restèrent coincés dans la boue dans leurs fuites vers Pampelune et firent l'objet de la rapine des vainqueurs. Wellington récupéra un grand nombre d'œuvres d'art et Fernand VII lui en offrit beaucoup, en récompense pour son rôle joué pendant la guerre. Elles peuvent aujourd'hui être contemplées dans sa résidence d'Apsley House, à Londres.

Conséquences

Cette bataille marqua non seulement la fin de l'occupation française de la péninsule et le retour de Fernand VII sur le trône, mais aussi le triomphe des alliés sur la puissante armée de Napoléon qui changea le cours de l'histoire européenne. L'Autriche,

la Prusse, la Russie et la Suède rompirent les négociations avec Napoléon, entrèrent de nouveau en guerre et remportèrent la victoire à Leipzig.

Les grands personnages vitorianos

Marquise de Montehermoso

Maria del Pilar Acedo y Sarria naquit à Tolosa le 10 mars 1784. À 16 ans, belle et très cultivée, elle se maria à Ortuño Mª Aguirre, de 17 ans son aîné, cultivé et propriétaire terrien. Elle donna naissance à sa fille unique María Amalia en 1801, que le grand Goya peignit vers 1811. Joseph Ier se rendit à Vitoria le 22 septembre 1808. Séjournant au Palais de Montehermoso, il tomba amoureux de la marquise, celle-ci devenant

ainsi la favorite du monarque. Aguirre finit par vendre le palais au roi pour deux millions de réaux, une fortune à l'époque. En plusieurs occasions, ce palais fut le siège de la cour du roi français (1808, 1811 et 1813). A Madrid, la marquise se comportait ouvertement comme favorite pendant tous les événements sociaux de la cour. Les madrilènes créèrent une copla (chanson populaire) dont voici le refrain:

'De Montehermoso la dama, tiene un tintero, donde moja su pluma Don José primero'. (La dame de Montehermoso a un encrier, M. Joseph premier y trempe sa plume.)

La marquise et Joseph Ier quittèrent définitivement Vitoria pour la France la veille de la célèbre bataille du 21 juin 1813. Peu de temps après, ils cessèrent de se voir définitivement. Pilar Acedo décédait le 27 février 1869 à Caresse, dans le Béarn.

Le Général Álava

Miguel Ricardo de Álava y Esquivel (Vitoria 1772 - Barèges, France 1843). Après des études au Séminaire Royal Patriotique de Bergara, il débuta sa carrière en tant que marin, par l'entremise d'Ignacio Mª de Álava. Il prit part aux batailles de Toulon et de Trafalgar. De retour à Vitoria, il participa à l'Assemblée de Bayonne en représentant la Marine. Face au comportement de l'armée française, il décida finalement de partir pour Madrid et de lutter contre elle. Pendant la Guerre d'Indépendance, il fit un excellent travail comme agent de liaison entre les « Cortes » de Cadix (Parlement espagnol de l'époque) et l'armée alliée commandée par Wellington. Il participa à la plupart des grandes batailles et le rôle qu'il joua à Vitoria est particulièrement louable. Grâce à lui, la ville évita le pillage, épargnant les biens et de nombreuses vies. Après avoir été persécuté pendant la période absolutiste, son amitié avec Wellington le conduisit à faire partie de son état-major au cours de la décisive bataille de Waterloo en 1815. Álava fut par la suite l'acteur d'un fait exceptionnel: il permit de récupérer 284 tableaux et 108 oeuvres des plus grands auteurs pillés et emmenés à Paris par les Français. Plus tard, il fut ambassadeur en France (1815, 1835), aux Pays-Bas (1815-1819), député d'Álava (1821), président des Cortes (1822), ambassadeur au Royaume-Uni (1834, 1838), sénateur (1834, 1836), ministre de la Marine (1835) et président du Conseil des Ministres (1835).

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